La Tomate : Hiver vs été, le match du carbone

Nous voici au sortir de l’hiver, et avec le printemps et le retour de beau jour arrive l’envie de ce qui fait l’été !

A l’orée du printemps, l’arrivée des beaux jours nous donne envie de soleil et de fruits et légumes du soleil. Or, la tomate s’épanouit et murit avec une température autour de la vingtaine de degrés : ainsi elle pousse en 2 à 3 mois après le repiquage des plants.

Pourtant avec ces 60 jours minimum pour arriver à maturité, la tomate que vous consommerez en avril est plutôt une tomate d’hiver, qui aura poussé entre janvier et mars. Ainsi commence notre analyse de son impact carbone, car selon l’ADEME*, une tomate sous serre chauffée en hiver émet ainsi environ 7 fois plus de CO2 !(dioxyde de carbone ou gaz à effet de serre équivalent)

Retenons d’abord que la tomate d’été, qui se développe en été est en harmonie avec le climat, et émet assez peu de CO2 généralement. En été, ce sera alors principalement la distance que la tomate va parcourir (par camion ou bateau) qui aura un impact sur la quantité de CO2 émis. Privilégions donc la tomate locale!

En hiver, il faut chauffer les serres autour de 20°C pour que la tomate puisse s’épanouir et pousser. Cela implique du chauffage au gaz ou au fioul principalement, ce qui augmente énormément le contenu carbone de la tomate. Ce qui va importer ici c’est donc la température extérieure durant l’hiver qui va compter; d’où des émissions moindres … au Maroc ! Cependant, en respectant la saisonnalité, et en choisissant d’autres plaisirs en hiver, on peut aussi émettre moins d’autant que les tomates sont moins savoureuses en hiver qu’été.

Voici une idée des émissions de CO2 pour ces tomates d’été par rapport aux tomates d’hiver (source : ADEME et méthodologie interne) :

Pour la France, nous voyons bien qu’en été, il faut privilégier les tomates françaises car elles parcourent moins de kilomètres par camion depuis le sud de l’Espagne ou le sud de l’Italie, et plus encore depuis le Maroc. Elles émettent ainsi deux fois moins de gaz à effet de serre pour atteindre le consommateur français.

Pour ce qui est de la saisonnalité, il faudrait théoriquement privilégier la tomate marocaine. Il n’en reste pas moins qu’entre une tomate savoureuse d’été française et une tomate marocaine sous serre chauffée d’hiver : la tomate la moins polluante d’hiver émet toujours 4 fois les émissions de gaz à effet de serre qu’une tomate d’été


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